RDVM mai 2015

Les rendez-vous musicaux : mai 2015

Pérégrinations musicales

 

Live ! / Carlos Santana & Buddy Miles.

Cote: 2 SAN.

Cet album live est le témoignage de la courte collaboration (décembre 1971 – avril 1972) du guitariste Carlos Santana et du batteur / chanteur Buddy Miles, ex membre du band Of Gypsys de Jimi Hendrix. Les autres membres de cette formation (12 !) comptent parmi les meilleurs musiciens de la bay area de San Francisco de cette époque, transfuges notamment de Sly & The Family Stone, Santana et Azteca. Le plaisir de jouer et le talent de ces gaillards est évident, la mise en place est impeccable et les solos et improvisations s’étirent sans jamais lasser, le public en redemandant même…

 

The new standard / Jamie Saft, Steve Swallow, Bobby Previte.

Cote: 1 SWA.

Le trio formé par Jamie Saft au piano, Steve Swallow à la basse et Bobby Previte à la batterie est d’une élégance rare. Tout en séduction, leur jazz est plaisant et abordable sans jamais être « facile », la beauté des harmonies n’égalant que le swing incomparable de la paire rythmique Swallow / Previte. Quand on apprend qu’il ne s’agit quasiment que d’improvisations captées en trois heures de temps de studio, on ne peut que dire « chapeau bas ! ».

 

Songs of time lost / Piers Faccini & Vincent Segal.

Cote: 230 FAC.

Très beau duo acoustique que celui formé par le chanteur guitariste à la voix envoutante Piers Faccini et le violoncelliste collaborateur d’exception Vincent Ségal (-M-, Oxmo Puccino, Ballaké Sissoko…). Calme et épurée, sans âge, la musique des deux amis sonne comme une évidence, qu’il s’agisse de leurs compositions ou de celles totalement appropriées d’autres auteurs. Anglais, italien ou créole, la barrière de la langue ne se pose pas pour l’auditeur tant le dialogue est beau, la voix de Faccini envoutante et les deux artistes en symbiose complète.

 

Hey Joe opus red meat / Otis Taylor.

Cote: 110 TAY.

Avec ce quatorzième album, le prolifique bluesman Otis Taylor nous prouve encore qu’il ne manque pas d’inspiration et de choses à dire. Toujours aussi personnelle, son auto-défini « trance blues » est au confluent du blues, du rock psychédélique et empreint d’un esprit jazz dans certaines improvisations. Entouré de ses fidèles musiciens, mais aussi d’invités de marque (Warren Haynes notamment), il rend ici hommage à Jimi Hendrix en reprenant par deux fois « Hey Joe » dans de longues jams psychédéliques et habitées, qui emportent l’auditeur vers des territoires amérindiens colorés. Une expérience, assurément, comme souvent avec lui…

 

Mbalimaou / Boubacar Traore.

Cote: 017.2 TRA.

Guitariste chanteur septuagénaire malien, Boubacar Traoré est le doyen du genre qualifié « blues malien », popularisé également par feu Ali Farka Touré et pratiqué par de nombreux artistes du pays mandingue. Les ethnomusicologues soulignent l’analogie entre les harmonies maliennes et le blues rural américains. Point besoin d’études ici, les chansons sont simples, directes, dépouillées et efficaces, encore embellies par les divers invités, dont Vincent Bucher à l’harmonica ou encore le compatriote Ballake Sissoko à la kora, harpe africaine emblématique de la musique mandingue traditionnelle. Doux et apaisant, cet album invite à la quiétude.

 

 The very best of / Hayseed Dixie.

Cote: 061.2 HAY.

Ce groupe d’américains, sudistes et fiers de l’être, pratique un bluegrass acoustique satirique empreint de X-ième degré avec une virtuosité confondante, banjo et violon en avant. Jouant des reprises décalées des grands standards du rock et du hard rock, ils se sont fait remarquer - et adoubés - des plus grands musiciens, AC/DC en tête - leur nom étant un clin d’œil à ces derniers - mais aussi de Led Zeppelin, Black Sabbath, Kiss… Définitivement jubilatoire !

 

Roots of the banjo tree : irish old-time bluegrass  / We Banjo 3.

Cote: 089.2 WEB.

We Banjo 3 est originaire de Galway, sur la côte ouest de l’Irlande. Composé de deux paires de frères avec de fréquents invités, ce jeune groupe joue de la musique traditionnelle et du bluegrass irlandais, avec les incontournables instruments du genre : banjo, mandoline, guitare et violon. La culture patrimoniale et le talent certain de ces musiciens, tous lauréats de nombreux concours, leur a permis de se voir attribué le prix de « traditional music album of the year » par The Irish Times pour ce premier album. Le profane retrouve dans leur chanson les racines du folk et du bluegrass américain, au point qu’il est ardu de savoir qu’est ce qui a influencé quoi ! Le plaisir d’écoute est évident quoi qu’il en soit et l’envie de danser difficilement répressible !

 

Denis D.


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